Alors que le taux de mutation reste en-deçà de la moyenne des dix dernières années, le ministère envisage de modifier le barème d’affectation des professeurs et de permettre l’échange de postes à partir de 2026. Un première réunion du groupe de travail s’est tenue au mois d’avril.
Le Snes FSU se demande si les « règles [annoncées seront] modifiées ou pipées ». il demande au ministère des simulations pour chaque modification envisagée. Le syndicat pointe que « la plupart des propositions testées visent à augmenter des bonifications liées à des priorités légales [ce qui] minimise le poids des autres éléments du barème ».
Pour le Snes, la piste de l’échange de poste a été lancée sans réflexion sur la mise en œuvre et l’articulation avec le système de mutation : le poste en échange apparait-il au mouvement ?
La question de la mobilité géographique est un facteur d’attractivité du métier. Pour le Se-Unsa, une « nécessaire bouffée d’oxygène » doit avoir lieu. Le syndicat demande à faire évoluer les barèmes « pour les mettre plus en phase avec la réalité des vies des personnels » et « permettre à chaque collègue qui entre dans le métier une meilleure projection sur ses premières années en valorisant mieux l’affectation sur certains territoires de plus en plus fuis », comme l’Ile-de-France ou la Guyane. La piste de l’échange de poste répond-elle vraiment à la question de l’attractivité du métier ou de certaines académies ?
