« Non aux fermetures de classes dans le public – Non à la casse du public au profit du privé » écrivent « enseignants, personnels et parents des établissements signataires, réunis en collectif » dans un courrier adressé à la rectrice de l’académie de Paris en fin de semaine. La centaine de conseils locaux de la FCPE, et trentaine de collèges-lycée à avoir signé cette tribune sont soutenus par une large intersyndicale.
Priorité aux élèves et au service public
« Nous constatons de trop nombreuses annonces de fermetures de classes pour la rentrée 2026 dans l’académie de Paris. Nous les refusons fermement » poursuivent-ils. Argumentant : « Nous exigeons de longue date la baisse des effectifs de nos classes : la baisse démographique ne doit avoir comme conséquence que la baisse d’effectifs dans l’ensemble des établissements scolaires publics ». Avec un mot d’ordre « priorité aux élèves, priorité au public ».
« Il est inadmissible que l’argent public finance davantage l’éducation des enfants issus de catégories souvent privilégiées au détriment de l’enseignement public, notamment de l’éducation censée être prioritaire ».
Une fermeture de classes au détriment du service public
« En outre, il paraît évident que le rectorat favorise l’enseignement privé aux dépens du public en ne répercutant pas la baisse démographique de manière équivalente. En proportion du nombre d’élèves, il y a bien moins de fermetures de classes dans le privé que dans le public ».
Le collectif appelle à un rassemblement mardi 10 février devant le rectorat pour être reçu par la rectrice de l’académie de Paris.
Djéhanne Gani
