Manque de moyens, pas de remplaçants, pas de remplacements
Dans cet établissement de 600 élèves, reconnu pour ses classes à horaires aménagés (théâtre, musique, danse) et sa mixité, les absences non remplacées s’accumulent. Les familles dénoncent « un problème de non-remplacement », lié notamment à « un manque de titulaires dans le pôle de remplacement » et à des remplacements de courte durée parfois inefficaces. « Derrière, des élèves ont perdu du temps depuis septembre », soulignent-elles.
Les parents pointent aussi des solutions précaires, comme un « demi-poste, prof volant pour le français », et des difficultés internes liées aux emplois du temps : « les profs ne peuvent pas faire de remplacement en interne ». Dans ce contexte, ils alertent : « on demande qu’il y ait plus de remplaçants ».
Des inquiétudes pour la rentrée 2026
À cela s’ajoutent des inquiétudes sur la rentrée 2026-2027, dans un contexte de « 28 postes en moins en Gironde » et d’une dotation horaire globale jugée insuffisante : « la DHG du collège n’est pas bonne ».
Malgré plusieurs mobilisations, une enquête administrative et des recours engagés, les parents disent ne pas avoir obtenu de réponses concrètes du rectorat. Ils redoutent désormais une rentrée 2026, dans un contexte de moyens en baisse, et réclament des solutions durables pour assurer la continuité des enseignements. Tout en saluant « une équipe pédagogique de qualité » et en affirmant que « les enfants adorent » leur établissement, les parents expriment leur incompréhension. Leur crainte est aussi plus large : « on ne veut pas faire de mauvaise pub au collège, mais ça effraie les familles », avec « peur que ça attire vers le privé ». En colère, ils rappellent leur exigence : « on veut un collège qui fonctionne et joue son rôle de service public ».
Djéhanne Gani
