Les syndicats dénoncent une situation où des centaines de milliers d’agents voient leur rémunération rattrapée par le SMIC, sans véritable progression de carrière. Selon eux, l’indemnité différentielle ne constitue pas une réponse durable et contribue à l’écrasement des grilles salariales.
« D’ores et déjà 356 000 agent·es perçoivent une indemnité différentielle pour ne pas être rémunéré∙es en dessous du SMIC. En confirmant la hausse du SMIC au 1er juin, les 10 premiers échelons de la grille C1, les 7 premiers échelons de la grille C2, les 3 premiers échelons de la grille C3, les 5 premiers échelons de B1, les 2 premiers échelons de B2, ainsi que les élèves fonctionnaires des corps de catégorie A, passeront sous le niveau du Smic. Des centaines de milliers d’agent·es, a minima plus de 700 000, seront une nouvelle fois rattrapé∙es par le minimum légal et se verront privé∙es de perspective d’évolution de carrière ».
Les syndicats demandent aussi le rétablissement de la GIPA (garantie individuelle du pouvoir d’achat) non versée depuis 2 ans et le maintien intégral du salaire en cas de congé maladie ordinaire.
Qu’est-ce que le point d’indice ? (Source)
Le point d’indice sert à calculer le traitement brut des fonctionnaires, magistrats, militaires et de certains agents contractuels (rémunérés par référence à un indice).
Le traitement brut mensuel est ainsi calculé en multipliant la valeur du point d’indice par l’indice majoré propre à chaque agent public. Celui-ci est fixé en fonction de son échelon, son grade, son cadre d’emploi et son ancienneté (l’indice majoré apparaît en haut de la fiche de paye).
La valeur annuelle brute du point d’indice est fixée à l’article 3 du décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié relatif à la rémunération des personnels civils et militaires de l’État, des personnels des collectivités territoriales et des personnels des établissements publics d’hospitalisation.
Depuis le 1er juillet 2023, la valeur mensuelle du point d’indice s’élève à 4,92 €.
| Dates | Montants annuels |
|---|---|
| 1er juillet 2023 | 5 907,34 € |
| 1er juillet 2022 | 5 820,04 € |
| 1er février 2017 | 5 623,23 € |
| 1er juillet 2016 | 5 589,69 € |
| 1er juillet 2010 | 5 556,35 € |
| 1er octobre 2009 | 5 528,71 € |
| 1er juillet 2009 | 5 512,17 € |
| 1er octobre 2008 | 5 484,75 € |
| 1er mars 2008 | 5 468,34 € |
| 1er février 2007 | 5 441,13 € |
| 1er juillet 2006 | 5 397,95 € |
| 1er novembre 2005 | 5 371,10 € |
| 1er juillet 2005 | 5 328,47 € |
| 1er février 2005 | 5 301,96 € |
| 1er janvier 2004 | 5 275,58 € |
| 1er décembre 2002 | 5 249,33 € |
| 1er mars 2002 | 5 212,84 € |
| 1er janvier 2002 | 5 181,75 € |
