Dans un éditorial publié sur le site du CNDP, Alain Chaptal analyse les marchés de la formation à distance aux Etats-Unis et en France. Il en souligne les différences pour arriver à un point de vue original. D’abord parce qu’il perçoit la FOAD comme « une menace ». Ensuite parce qu’il conteste son développement rapide. Cette « menace » serait « réelle pour certaines niches, comme des formations commerciales.. Plus lointaine pour l’université en général. Quasi inexistante pour la formation scolaire qui demeure étroitement dépendante de cadres nationaux ». Quelques arguments plaident aussi pour une position plus nuancée. Pour ce dernier secteur, au-delà des publics spécifiques, une partie non négligeable des élèves en conflit avec l’école pourrait se laisser tenter par des formations offertes par les pouvoirs locaux. On voit aussi que se développent des dispositifs spontanés de FOAD artisanaux mis en place par des enseignants pour accompagner leurs élèves (voir les articles du Café pendant le Salon de l’Education). Cette barrière du temps scolaire qui s’effiloche annonce peut-être une mutation de l’école qui pourrait intégrer de la FOAD.
http://www.cndp.fr/TICE/DossiersIE/tribune060202.htm
