Par François Jarraud
54 pays ou provinces ont participé à PIRLS 2011. Une enquête similaire existe en maths et en sciences mais la France avait décidé de ne pas y participer… L’enquête PIRLS évalue les performances en lecture des écoliers de CM1 à travers pas moins de 135 questions. Elle estime la compétence en lecture c’est à dire « l’aptitude à comprendre et à utiliser les formes du langage écrit que requiert la société ». Quatre compétences sont définies: prélever des informations, faire des inférences directes, interpréter et assimiler et examiner et évaluer le contenu.
On se doutait bien que si le précédent gouvernement avait décidé de ne pas participer à l’enquête internationale TIMMS sur les maths et les sciences c’était sans doute pour de bonnes raisons. L’enquête Information et Vie Quotidienne de l’Insee la fait connaître : le niveau de calcul des français diminue. Certes l’enquête ne l’évalue pas pour les collégiens mais pour les adultes. Elle montre que 11% des adultes vivant en France ont des difficultés graves pour écrire , 7% pouvant être considérés comme illettrés (soit 2,5 millions de personnes). Mais, pour l’écrit, les résultats des plus jeunes sont meilleurs que ceux des plus âgés. Par contre en calcul le niveau chute pour tous les adultes entre 2004 et 2011 et particulièrement pour les 18-25 ans. La part des très performants passe de 36% des 18-30 ans en 2004 à 33% en 2011. Pour l’Insee, « l’usage plus répandu d’outils micro-informatiques (ordinateurs, calculatrice, smartphones) amoindrit chez les plus jeunes l’intérêt à maitriser les règles de base du calcul ».
Le parti-pris est de mettre en scène des instantanés de la vie « ordinaire » de classes de CP, filmées au cours de l’année, avec des enseignantes chevronnées et bienveillantes. Oscillant entre le reportage et le document de communication, les images proposées feront sans doute grincer ceux des enseignants qui sont confrontés à des environnements sociaux moins tranquilles que ceux des classes choisies, où les élèves sont déjà élèves et les effectifs raisonnables. Mais leur mérite est de montrer des activités « ordinaires » dont on comprend qu’elles demandent aux enseignants un effort de chaque instant pour faire ce qu’elles ont à faire, même dans ces contextes tranquilles. En ce sens, les vidéos peuvent être des supports utiles pour aider les parents d’élèves à se représenter le contenu des tâches et des activités scolaires, mais aussi pour mieux comprendre les gestes quotidiens que doit réaliser l’enseignant pour les « faire tout réussir », surtout lorsqu’elle doit redoubler d’attention pour les plus fragiles. Le travail d’équipe et les décloisonnements sont évoqués, même si on ne s’attarde pas sur tous les aspects cachés du travail de l’enseignant, hors la classe. |
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