Par François Jarraud
La formation. Le rapport de la concertation affirme vouloir changer ce qui se passe en classe. L’ambition, portée par Vincent Peillon dès le début de son ministère, est d’importance. Elle implique un changement des pratiques pédagogiques qui ne relèvent pas de décrets mais de la formation et de la mutualisation de pratiques. Justement la seule recommandation qui impacte directement le métier d’enseignant est l’instauration d’une formation continue obligatoire pour les enseignants. Une situation qui existe dans la plupart des pays développés. Mais cette mesure a son revers. En période de vaches maigres le ministère pourrait être tenté d’utiliser ce caractère obligatoire pour imposer des formations durant les congés et pour les faire réaliser par le personnel d’encadrement. Deux conditions fortement annonciatrices d’un échec…
Les questions du décrochage et de l’échec scolaire motivent largement le rapport. Le rapport demande d’en finir avec les zonages prioritaires. Les établissements verraient leurs moyens (DHG) varier selon la composition sociale et scolaire des effectifs élèves. Pour inciter des professeurs expérimentés à y enseigner, le rapport souhaite la création de missions comme coordonnateur de niveau. Enfin un référent décrochage serait nommé dans chaque établissement secondaire.
Là l’essentiel a été fait hors concertation dans l’accord entre l’Association des régions de France et l’Etat. Le rééquilibrage des pouvoirs est vu uniquement dans l’affirmation des régions qui seront en charge du service public d’orientation et de la carte régionale des formations. |
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