Un piratage des données
Placée sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale, l’UNSS regroupe chaque année environ 1,2 million de licenciés dans les établissements scolaires français. La principale fédération de sport scolaire en France a été la cible d’une importante cyberattaque en novembre 2025. Un accès non autorisé à OPUSS, son outil de gestion numérique, a permis à des pirates d’exfiltrer plusieurs millions de données personnelles.
Les informations concernées incluent notamment les noms, prénoms, adresses e-mail, adresses postales, dates de naissance, établissements scolaires fréquentés et numéros d’adhérents. Les URL menant aux photos d’identité des élèves ont également été récupérées. Au total, plus de 1,5 million de collégiens et lycéens âgés de 11 à 18 ans pourraient être concernés par cette fuite de données.
Les liens vers les photographies d’identité ont depuis été désactivées. L’UNSS assure que « les liens permettant d’accéder aux images ont été rendus inopérants ».
La fédération précise par ailleurs que les données bancaires des familles (RIB ou mandats de prélèvement SEPA) ainsi que les informations liées au handicap ne seraient pas touchées par l’attaque.
Les autorités saisies
Conformément à la réglementation, l’incident a été signalé à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), tandis que l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a été mobilisée pour analyser l’attaque. Une plainte a également été déposée. Le prestataire technique de la plateforme mène actuellement une analyse approfondie des journaux de connexion afin d’identifier l’origine de l’intrusion et l’ampleur exacte de la fuite.
Des mesures de sécurité renforcées
Face à la mise en vente récente de certaines données sur internet, l’UNSS a annoncé dans un communiqué avoir renforcé la sécurité de ses systèmes. Parmi les mesures mises en place : suppression des comptes inactifs, renouvellement généralisé des mots de passe, renforcement de l’authentification et nouveaux tests d’intrusion.
Djéhanne Gani
