En 2022, Sophie Djigo, professeure de philosophie et spécialiste des migrations, a été ciblée par une violente campagne de haine en ligne. Cinq de ses harceleurs ont depuis été condamnés.
Les 30 et 31 mars 2026, Sophie Djigo, professeure de philosophie et chercheure spécialiste des migrations, comparaîtra au Tribunal de Grande Instance de Paris pour diffamation contre neuf personnes, dont des cadres du RN et de Reconquête !, ainsi que des membres du site Riposte Laïque.
Les faits remontent à 2022 : son projet pédagogique interdisciplinaire sur l’exil et les frontières a été accusé de « propagande » et de « militantisme pro-immigration » par ces responsables politiques et sites néofascistes, entraînant une campagne de cyber-harcèlement et de menaces. Sophie Djigo défend son intégrité académique et pédagogique et vise à protéger les libertés de l’enseignement face à l’instrumentalisation politique de l’extrême droite.
Le SNES-FSU est partie civile : « Se porter partie civile, pour le SNES, c’est porter la voix de la profession et agir pour faire reconnaître le préjudice collectif porté à la profession. De plus, les termes employés contre notre collègue ainsi que leur diffusion très large vise, au-delà de la victime directe, à stigmatiser ou à faire pression sur l’ensemble de la profession et ses pratiques ou à limiter la liberté pédagogique ».
Djéhanne Gani
