Subsistent en effet bien des questions précises : qu’est-ce qu’une « grande réforme » pour le ministère ? s’agit-il de la simple confirmation de la mise au placard de l’adaptation des rythmes scolaires, celle qu’appelait de ses vœux la Convention citoyenne ? faut-il considérer (comme le suggère une persistante rumeur actuelle) qu’au nom de la « stabilité » est désormais reportée sine die la nécessaire transformation des épreuves de français au bac, et ce alors même qu’elle devait être officialisée avant l’été ? quid par exemple de la perspective d’interdiction des smartphones au lycée à la rentrée prochaine ? etc.
Demeurent aussi bien des interrogations : est-ce à dire qu’en 2026-2027, dans une Ecole malade de la gouvernance passée et inquiète des perspectives d’avenir, ne seront traitées que les questions d’intendance ? comment faut-il voir ce refus en soi de la réforme ? comme du pragmatisme ? comme de la lâcheté électoraliste ? comme l’affirmation d’une identité ministérielle plus technocratique que politique ? comme la volonté de laisser se prolonger la politique éducative des années blanquéro-macronistes dont le ministre a été un acteur majeur ?
Dans tous les cas, le renoncement à l’esprit de réforme est un signal grave tant il acte un conservatisme délétère. Et l’abandon de la transformation des Epreuves Anticipées de Français en constituerait un triste symbole.
Les déclarations du 14 avril 2026
Les déclarations du 3 janvier 2026
Les déclarations du 4 décembre 2025
La réforme envisagée du bac de français
