Le syndicat rappelle son enquête de 2024 : « les volets ou protections extérieures sont absents dans 43% des établissements, alors qu’ils pourraient faire diminuer la chaleur de 3 à 4 degrés dans les classes. Les températures ont dépassé les 30° dans 63% des établissements avec des pics à 38° (5%) et 40 degrés (5%). 91% des répondants subissent des températures parfois néfastes pour leur santé ». Végétalisation, isolation et ventilation, peinture blanche à effet albedo, réduction de la consommation énergétique sont quelques exemples de solutions proposées.
« Selon tous les rapports consacrés au sujet, il faudrait a minima 5 milliards d’euros supplémentaires par an pendant 10 ans, en supplément des subventions de l’État annuellement accordées aux collectivités. Alors que le nombre de jours de vagues de chaleur sera multiplié par 5 dans une France à +2,7 °C et par 10 dans une France à +4 °C, ces investissements sont stratégiques car ils permettront d’assurer la continuité et l’égalité d’accès à un service public de qualité. Le SNES-FSU demande la mise en œuvre d’un plan national de rénovation du bâti scolaire, qui nécessite la mobilisation commune de l’État et des collectivités territoriales ».
Canicule : « On fait ce qu’on peut » face à des bâtiments scolaires inadaptés
