La Direction Interministérielle du Numérique (DINUM) déploie une plateforme d’Intelligence Artificielle Générative à destination de tous les agents publics, donc des personnels éducatifs et enseignants (mais pas des élèves). Objectif : faciliter leur travail quotidien dans un cadre sécurisé, respectueux des données.
L’outil fonctionne comme les habituelles IAG : on peut dialoguer avec le modèle et lui poser des questions, on peut aussi glisser-déposer des documents pour demander des réécritures. Le dispositif s’appuie sur Albert API, « la plateforme interministérielle permettant aux administrations de se doter d’intelligence artificielle (IA) générative, tout en restant dans un environnement sécurisé (SecNumCloud) et souverain ».
Testé et approuvé ? Julien Durand, enseignant-formateur, perçoit ce nouvel Assistant IA comme « un outil professionnel, pensé pour accompagner les agents publics dans leurs tâches quotidiennes : rédaction, synthèse, analyse de documents, reformulation, préparation de supports ou aide à la structuration d’idées. (…) Pour les enseignants, l’intérêt est réel : gagner du temps, préparer des activités, adapter des documents, différencier, rendre accessible… Mais cela ne change pas l’essentiel : l’IA propose, l’enseignant dispose. Un cadre institutionnel est une avancée, mais il ne dispense ni de vigilance, ni d’esprit critique. À mes yeux, cela ne remplace pas l’expertise enseignante mais cela permet de mieux l’outiller. »
Rêvons désormais à un outil qui permette aux élèves aussi de travailler dans un tel cadre de confiance pour développer des usages maitrisés, réfléchis, critiques, de l’Intelligence Artificielle Générative.
Jean-Michel Le Baut
IA : enfin le temps de la pédagogie ?
