Un « traitement inégalitaire » entre les deux jours d’épreuve
« Entre les deux jours d’épreuves, le grand écart et un traitement inégalitaire », dénonce l’APSES. Pour l’association, « les candidat·es qui ont dû composer ce mardi sont clairement désavantagé·es par rapport à celles et ceux du mercredi ».
Depuis la réforme du lycée de l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, les élèves de spécialité SES ne passent plus tous l’épreuve le même jour. Selon la combinaison de leurs spécialités, ils composent sur deux journées distinctes, ce qui implique l’existence de deux sujets différents.
Sujets restreints et techniques vs sujets généraux et accessibles
L’APSES estime que les écarts entre les deux sujets dépassent la simple différence habituelle de formulation. « Les sujets du premier jour d’épreuve portaient sur des points du programme particulièrement restreints et techniques qui, compte tenu du temps limité en classe, ne sont pas forcément traités à la hauteur de ce que le sujet semblait exiger », analyse l’association. À l’inverse, « les sujets du second jour reposaient sur des questionnements plus centraux, sur lesquels les enseignant·es ont pu davantage insister au fil de l’année, et des documents plus accessibles, dont la lecture était facilitée par des notes complémentaires plus nombreuses que la veille ».
L’association s’interroge notamment sur l’un des exercices proposés le mardi : « Sur le sujet d’épreuve composée du mardi, comment les élèves pourraient-ils s’en sortir autrement qu’en récitant par cœur leur cours pour montrer que « la productivité des firmes sous-tend la compétitivité d’un pays » ? »
Un programme « encyclopédique » et des épreuves à repenser
Au-delà de la polémique sur les sujets, l’APSES voit dans cette session 2026 la confirmation d’un problème plus profond. L’organisation critique un « programme et des épreuves à bout de souffle », avec « un programme encyclopédique qui accorde peu d’importance à la problématisation et à la réflexion critique ».
L’association réclame ainsi une révision des programmes de SES, une refonte des épreuves du baccalauréat et la suppression du système de double sujet, afin de garantir une meilleure équité entre les candidat.es.
Djéhanne Gani
Sujet du jour 1 : Sciences économiques et sociales
Sujet du jour 2 : Sciences économiques et sociales
