Par François Jarraud
Après des années où l’on a donné à entendre que professeur est un métier que tout le monde peut faire sans formation et où on se fatigue peu, le vent tourne. Il y a eu en janvier 2012 le rapport du Carrefour social sur le burnout des enseignants et la tensions au travail. En juin dernier, le rapport Gonthier-Maurin évoque « la souffrance enseignante ». Enfin, le 20 septembre, Eric Debarbieux publie un rapport sur la « ras-le-bol » des enseignants du premier degré. On entre maintenant au coeur du mammouth avec ce rapport de l’inspection générale dont les rapporteurs sont V. Bouysse et Y. Poncelet.
Dans sa première partie, le Rapport exploite une documentation déjà existante et l’inscrit dans une réflexion globale : le décompte très précis évoqué n’est donc pas le résultat d’une enquête menée par la mission pour se substituer aux études précédentes mais la mobilisation de ces études, comme c’est le cas aussi pour les différents rapports commandés et rédigés des années 1970 à la fin des années 2000.|
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