Qu’appelle-t-on travail personnel de l’enseignant ? Tenter de le définir risque de nous exposer aux plus vives critiques, dès lors qu’on aura oublié tel ou tel aspect. On peut simplement penser que le contenu et le temps que chaque enseignant nomme « travail personnel » demande à être explicité sur un plan qualitatif et ne pas se contenter de demander, comme trop souvent le font les enquêtes, le temps passé à telle ou telle activité considérée comme telle par l’enquêteur…
Après les débats récents sur les devoirs à la maison (cf. café pédagogique expresso du 2 octobre dernier) on est surpris de voir si peu souvent posée la question des évolutions du travail personnel des élèves du fait des outils numériques disponibles. Devant le fait de l’incapacité du système scolaire à répondre aux 140 000 jeunes qui sortent par an sans reconnaissance de leurs apprentissages, le monde scolaire a été soumis aux critiques. Afin de ne pas subir de plein fouet le choc des critiques, des personnes ont été voir du coté de l’amont, de « l’en-dehors », autrement dit de ce qui est le plus souvent invisible pour l’enseignant. D’une part les premières années de la vie, d’autre part les temps non scolaires ont été désignés comme potentiellement générateurs des réussites et échecs des élèves. Du coup le « travail personnel des jeunes » a été un objet d’observation privilégié pour alimenter ce questionnement. Comme dans la même dynamique de développement le numérique s’est invité dans le paysage global, ce nouvel objet est devenu le troisième coupable présumé.|
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