Par François Jarraud
- Parents : Une élection, des attentes…
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Comment se présente l’élection ? Chaque année les associations de parents se plaignent du manque de soutien de l’administration de l’éducation nationale pour inviter les parents à voter et pour organiser les élections. « C’est comme d’habitude », nous confie Valérie Marty, présidente de la Peep. « Le ministre n’a rien fait, comme ses prédécesseurs ». La Peep souligne l’absence d’affiches dans les écoles et les établissements et déplore qu’aucune campagne médiatique n’accompagne l’élection alors que les parents sont présentés en partenaires dans la refondation. « Le ministère a bien réalisé un dépliant mais il présente l’élection avec un post-it collé sur un frigidaire. Ca situe l’importance ! On est avec les courses et les autres pense bêtes ! Ca ne met pas en valeur notre travail, les professions de fois des milliers de parents bénévoles. Et c’est attristant ». Il est vrai que chaque année les associations de parents demandent une campagne médiatique que le ministère ne met pas en place. L’Education nationale mobilise très moyennement ses services et cette année l’organisation de la concertation n’a sans doute pas arrangé les choses. Plus proche du ministre, la Fcpe est moins critique. « Je regrette que les affiches ne soient pas placardées dans tous les établissements », nus dit Jean-Jacques Hazan, président de la Fcpe, la première association de parents d’élèves. « Mais il n’est pas trop tard ! Nous avons obtenu que les Dasen et les recteurs soient invités à faciliter la campagne. Et tous les sites ministériels affichent un bandeau. Mais on attendait plus d’entrain dans les académies… »
Des revendications ? « On souhaite un engagement plus fort du ministère sur le lien école – collège, la possibilité par exemple d’aller enseigner en école par exemple pour les professeurs du secondaire », nous dit V Marty. « Sur l’orientation, on n’est pas demandeur d’avoir le dernier mot sur la décision finale. On préfèrerait que les enfants soient bien informés sur leur orientation et sur les métiers ». Globalement déçue par la concertation, la Peep ne considère pas la modification de l’orientation comme une victoire ». Du coté de la Fcpe, les revendications ne manquent pas. La Fcpe a déjà obtenu lors de la concertation cette modification du processus d’orientation. Mais elle lance déjà une nouvelle campagne sur la gratuité du système éducatif. « Il faut que la pause midi soit élargie à 2h30 à l’école, ce qui solutionnerait les problèmes d’accompagnement scolaire des communes. Il faut veiller à la gratuité et pour cela qu’un lot de fournitures scolaires soit donné à chaque enfant. La circulaire de rentrée (qui prévoyait de limiter la liste de fournitures scolaires demandées) n’est pas respectée… De quel droit peut-on affecter la gratuité de l’Ecole en exigeant une liste de fournitures exagérée ? « , poursuit-il. « Le futur président nous avait répondu sur ces questions en mars. Il faut maintenant que ça avance. Il faut du normatif ». La Fcpe milite aussi pour la réduction du poids du cartable, l’ouverture d’écoles publiques là où il n’y en a pas, le droit à la santé. » L’association entend peser sur le débat parlementaire sur la loi d’orientation de l’école. « On ne veut pas tout obtenir en 2 mois. Mais on veut que les questions oubliées lors de la concertation trouvent une réponse dans la loi ». Les 6 millions de parents qui iront probablement voter les 12 ou 13 octobre sont souvent aussi des électeurs politiques.
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