« Respect de la liberté de conscience » : mise en demeure prononcée
La mission de contrôle acte que, suivant les recommandations de l’IGESR, l’établissement a veillé « conformément au contrat d’association, à ce que les activités de catéchèse et de pastorale soient facultatives et n’empiètent pas sur les enseignements ». Mais elle constate qu’a contrario est désormais « inscrit à l’emploi du temps des élèves à raison d’une heure hebdomadaire », un « nouvel enseignement de » culture chrétienne » », qu’elle qualifie d’apparenté à de « l’instruction religieuse ».
Or, rappelle la commission d’enquête, « le respect de la liberté de conscience implique l’adhésion des parents au suivi d’un tel enseignement ». Elle met donc l’établissement « en demeure, par un courrier en date du 23 juin 2025, de prendre les mesures nécessaires, d’ici la rentrée scolaire, pour s’assurer de l’accord explicite des parents à cette heure de « culture chrétienne » ».
Vigilance particulière sur la mise en œuvre de l’EVARS
On se souvient que Caroline Pascal, alors cheffe de service des IGESR, s’était crue autorisée à ajouter à la lettre de transmission du rapport de l’Inspection que « la mission ne confirme pas les faits d’homophobie, de sexisme et d’autoritarisme ». Phrase qui ne figurait ni dans les procès-verbaux de réunions, ni dans le rapport final, n’avait été validée par aucun·e des inspecteurs et inspectrices, comme iels en ont témoigné devant la Commission Bétharram, et contredisait les soupçons de dissimulations de propos homophobes au sein de l’établissement, et les constats sévères de la Commission.
On se souvient aussi qu’Elisabeth Borne, questionnée dimanche 29 juin sur France 3 à propos des accusations portées contre la même Caroline Pascal, depuis promue DGESCO, lui a apporté « tout son soutien », regrettant que « cette commission soit partie sur des sujets polémiques » contre celle-ci.
Entre ces deux versions, il semble que la Mission de contrôle ait choisi… L’autorité académique a en effet « averti l’établissement qu’elle aurait une vigilance particulière s’agissant du déploiement effectif, à partir de la prochaine rentrée scolaire, du programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, au regard notamment de ses enjeux pour la promotion d’une culture de l’égalité entre les filles et les garçons, la lutte contre toutes les formes de discriminations ou de préjugés, ainsi que la prévention des violences, notamment sexistes et sexuelles ».
On ne saurait plus clairement rappeler à l’établissement ses obligations contractuelles, et exprimer sa méfiance à l’égard de « l’esprit Stan »…
Claire Berest
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