Face à cette mobilisation, la principale a appelé au calme. Ses revendications, portées avec le soutien de son organisation syndicale IDFO, ont été entendues. La protection fonctionnelle lui a été accordée et un accompagnement dans la procédure judiciaire en cours a été mis en place.
Les autres demandes formulées ont été acceptées : des excuses officielles de la gendarmerie, l’élaboration d’une procédure spécifique pour la protection fonctionnelle des personnels de direction, le renforcement du service juridique académique, ainsi qu’une révision de la carte scolaire afin de préserver la mixité sociale dans les établissements de Rémire-Montjoly, en lien avec l’ouverture du collège de l’éco-quartier.
Pour Sandra Saïd Jérémie, secrétaire académique IDFO de Guyane, la situation évolue positivement : « on revient à une forme d’apaisement ». Dans un communiqué, « Violences racistes au collège Auguste Dédé en Guyane : l’école ne doit pas être le relais de la politique coloniale », le syndicat Sud éducation a exprimé son soutien à la principale, rappelant que « le harcèlement scolaire tue. Le racisme tue ».
Le 7 octobre, le préfet de Guyane, Antoine Poussier, a annoncé la suspension des deux parents, fonctionnaires de police, « jusqu’à nouvel ordre ».
Le syndicat IDFO a indiqué que l’élève concerné devait encore être réaffecté, afin de garantir un climat scolaire serein au sein du collège.
Djéhanne Gani
