Pour le SNASEN-UNSA (Le Syndicat National des Assistants de service Social de l’Education Nationale), « créer une fonction annexe au sein même du ministère, alors qu’une autorité indépendante existe et travaille déjà sur ces questions, revient à contourner plutôt qu’à renforcer la protection des droits de l’enfant. Placé aux côtés du médiateur de l’Éducation nationale, ce nouveau « défenseur » risque en outre de créer une confusion préjudiciable : s’agit-il de protection des droits ou de médiation administrative ? »
« Par ailleurs, les circuits de signalement des faits de violences à l’Éducation nationale sont déjà multiples, complexes et parfois mal compris par les personnels eux-mêmes. Ajouter une strate supplémentaire n’apportera ni clarté ni efficacité. »
Le syndicat ajoute que « créer un nouveau poste, c’est finalement avouer l’insuffisance des politiques menées, conséquence directe d’un manque d’investissement durable dans l’école et dans ses services sociaux ».
Récemment sur LCI, le ministre a évoqué avoir déjà deux noms en tête pour ce poste, pour l’un d’entre eux peut-être s’agit-il d’une personne proche de l’affaire Betharram... La nomination viendra au printemps prochain. En attendant, la lanceuse d’alerte Marie-Pierre Jacquard a fait aussi acte de candidature au nouveau poste créé par le ministre.
Edouard Geffray annonce la création d’un défenseur des droits des enfants dans le ministère
