Le temps partiel thérapeutique aide les agent·es à reprendre le travail progressivement. Ce droit, renforcé en 2021, protège la santé et évite les ruptures professionnelles. Le gouvernement envisage aujourd’hui de restreindre ce dispositif. De nombreux syndicats (CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP) dénoncent une réforme sans bilan ni justification et citent les pistes du gouvernement :
– Instauration d’un délai maximal de 30 jours à compter de la demande pour accorder le temps partiel thérapeutique ouvrant la porte à des refus ou à des remises en cause de la prescription médicale initiale
– Entretien préalable obligatoire au motif d’organiser la continuité du service, entre l’agent·e et l’employeur public, source de pressions et de dérives visant à, par exemple, dissuader les agent·es de recourir à leur droit
– Impact sur les conditions de reconstitution des droits pour bénéficier d’une nouvelle autorisation de temps partiel thérapeutique
– Impact aussi sur la durée de reconstitution des droits à congé de longue maladie notamment dont le décompte serait désormais au prorata de la quotité de temps travaillé pour les agent·es placé·es en temps partiel thérapeutique.
Les femmes seraient particulièrement touchées par ces reculs. Ces organisations syndicales exigent le retrait immédiat de ce projet.
