La disparation de l’ancien premier ministre de la France donnera lieu à un hommage national ce jeudi 26 mars. « Je veux avant toute chose dire ici l’émotion, le respect de la Nation tout entière et dire qu’un hommage national lui sera rendu jeudi », a annoncé Emmanuel Macron, président de la République. Les déclarations et hommages se sont multipliés ce lundi 23 mars. De François Hollande qui parle « d’Homme d’État qui a fait preuve d’une conception élevée de l’action publique fondée sur la probité, la clarté et la responsabilité », à Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui adresse » [ses] plus sincères condoléances à la famille et aux proches de l’ancien Premier ministre français ». Ancienne ministre de Lionel Jospin, Martine Aubry évoque « un homme de gauche qui n’a jamais trahi ses valeurs ».
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, annonce aussi un hommage ce mardi avant les questions au gouvernement.
Enfin, Edouard Geffray, ministre de l’Education nationale, a très tôt partagé un post sur les réseaux sociaux. « C’est avec une profonde émotion que j’ai appris la disparition de Lionel Jospin. Ancien ministre de l’Éducation nationale, il a profondément marqué l’École par son engagement en faveur de la démocratisation de l’enseignement et de l’élévation du niveau de formation de tous les élèves. Son action a contribué à faire de l’éducation une priorité nationale, au service de l’égalité des chances. Homme de convictions, il a porté une certaine idée de l’État, exigeante et fidèle à ses principes, dans laquelle l’éducation occupait une place centrale. En ces circonstances, j’adresse mes pensées à sa famille, à ses proches, et à tous ceux qui ont servi à ses côtés ».
Pour recontextualiser, le professeur des universités Ismail Ferhat avait détaillé il y a 7 ans l’héritage de la loi Jospin pour l’école dans cet article. La loi d’orientation sur l’éducation de 1989, dite loi Jospin, a marqué une réforme majeure du système scolaire. Elle est adoptée dans un contexte d’urgence, avec des effectifs en forte hausse et des tensions sociales. Elle vise notamment à amener 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Cette loi introduit notamment les cycles scolaires et renforce le rôle des parents et des collectivités. « Dès les premières années d’existence des IUFM, ceux-ci suscitent des réactions parfois passionnées et des critiques sévères », peut-on lire. Lire l’article

