Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les femmes ne représentent que 30 % des chercheur.es, 24 % des professionnel.les du numérique et 14 % des inventeurs et inventrices.
Pour Charlotte Jacquemot, directrice du département de sciences cognitives de l’ENS et Responsable du programme Femmes et filles de sciences, ces inégalités découlent de stéréotypes persistants tels que « Les maths, ce n’est pas fait pour les filles » ou « Les femmes ne savent pas diriger une équipe ». Elle rappelle que « ces stéréotypes ne résultent pas de différences cognitives ni cérébrales mais s’inscrivent dans un processus de socialisation genrée profondément ancré ». Elle souligne également que les écarts d’évaluation des compétences entre femmes et hommes proviennent souvent de « biais implicites des mécanismes cognitifs automatiques et inconscients » qui influencent les jugements.
La formation s’inscrit dans le programme « Femmes et filles de sciences » de l’École Normale Supérieure, visant à favoriser l’accès des jeunes femmes aux études et carrières scientifiques.
