Ces dispositions s’appliquent pleinement à l’Éducation nationale. Lorsque les conditions de sécurité ne peuvent être garanties pour les personnels et les élèves, la question de la fermeture de l’établissement doit être posée. L’Institut national de recherche et de sécurité rappelle par ailleurs que la chaleur peut présenter un risque pour la santé au-delà de 30 °C pour une activité de bureau, et de 28 °C pour un travail physique.
Comment agir ? Utiliser le registre santé et sécurité au travail
Les syndicats invitent les personnels à renseigner systématiquement le registre santé et sécurité au travail (RSST) afin de documenter les situations rencontrées. Ils recommandent de consigner collectivement les températures relevées, la durée des épisodes de chaleur, les effets constatés sur les conditions de travail et la santé des personnels ou des élèves (fatigue, difficultés de concentration, malaises, déshydratation, etc.), ainsi que les insuffisances des bâtiments et des équipements.
Ces signalements doivent être aussi précis que possible et accompagnés, lorsque c’est possible, de mesures chiffrées, de photographies ou d’autres éléments objectifs. Les organisations syndicales recommandent également de saisir la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail (F3SCT) compétente afin que les situations soient examinées officiellement.
Djéhanne Gani
Canicule : les syndicats dénoncent des mesures insuffisantes
