« Au regard de l’aggravation de la situation, et face à l’inaction gouvernementale, la FSU, le SE-UNSA, la FNEC FP FO, la CFDT Éducation, Formation et Recherche publiques, la CGT Educ’action, le SNALC et SUD Éducation ont déposé des préavis de grève et continueront de le faire. Elles appellent désormais les personnels à user de leur droit de grève là où cela est nécessaire pour protester contre l’absence d’amélioration des conditions de travail et obtenir les moyens nécessaires ».
Revivre la période Covid
« L’Éducation nationale se distingue par son impréparation manifeste à ce type de situation pourtant largement prévisible au regard de la trajectoire du réchauffement climatique. Nos organisations n’ont cessé d’alerter, de faire des propositions, d’exiger de l’anticipation. Les différents ministres n’ont jamais vraiment donné suite à nos alertes et propositions. Aujourd’hui, rien n’est prêt, rien n’a été anticipé, et les personnels bricolent, au sens propre, comme au sens figuré, pour tenir le service public d’Éducation, seuls et dans des conditions difficiles. Nous avons la désagréable impression de revivre la période Covid ! », écrit l’intersydicale. Les organisations pointent l’absence de cadre global.
« Les autorités nationales, académiques et départementales ne cessent de se défausser de leurs responsabilités. Refuser de prendre des mesures de protection collective comme le fait le ministère, c’est individualiser les responsabilités, et donc individualiser les risques ».
Demain aura lieu la première épreuve du brevet des collèges pour 850 000 élèves en France. De nombreux départements seront encore en vigilance rouge. « Cette séquence ne pourra pas rester sans suite. Il faudra en tirer toutes les leçons budgétaires et organisationnelles (et intégrer les DROM dans la réflexion) et anticiper la rentrée, pour laquelle un nouvel épisode caniculaire n’est pas exclu ».
