Par François Jarraud
Il y a bien un lien entre habileté orthographique et qualité rédactionnelle. C’est peut-être l’apport principal de la journée. Michel Fayol, Université Blaise Pascal, Clermont, a mis en évidence, à travers des suivis d’élèves, le rapport étroit entre certaines compétences orthographiques et la capacité à rédiger. Globalement le niveau orthographique prédit la qualité rédactionnelle. Un enfant qui fait beaucoup de fautes phonologiques ou lexicales aura généralement des compétences rédactionnelles faibles. Le lien n’est par contre pas établi avec l’orthographe grammaticale.
Quelle place pour la graphomotricité ? Marie-France Morin, université de Sherbrooke, Québec, a mis en évidence les liens entre graphomotricité et orthographe : les erreurs en orthographe diminuent quand la graphomotricité s’améliore. Le lien avec la qualité de la production finale est aussi établi. La question du style d’écriture se pose également. Les différents styles influeraient sur les habiletés orthographiques.
Sylvie Plane, Paris Sorbonne, aborde la question sous l’angle du « sujet écrivant » et de sa construction. Pour elle on devient « sujet écrivant » en développant pas uniquement des compétences standardisées mais aussi à travers une construction personnelle. En observant la construction du texte opérée par des élèves, par exemple avec un suivi oculaire, S Plane montre que l’écriture est linéarité et mobilise fortement la mémoire . Il est donc important d’avoir de nombreuses ressources prêtes en mémoire. |
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