Par François Jarraud
A l’origine des APS, la promesse du candidat Hollande à Pierrefitte (93) en janvier 2012 : » nous aurons dans les établissements un personnel formé, en lien avec les équipes pédagogiques qui pourra prévenir les phénomènes de violence ». Promesse tenue à la rentrée alors que le Bulletin officiel précise les conditions d’emploi des 500 premiers APS recrutés au niveau bac +2 par les chefs d’établissement. « Ils contribuent à l’analyse de la situation de l’établissement pour favoriser la mise en place d’une politique de prévention… Ils concourent au traitement des situations en cas de crise grave compromettant la sécurité des personnes et des biens, afin de rétablir les conditions nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement ». Le texte donne des exemples concrets : « Actions de prévention, d’éducation auprès des élèves : contribuer à sensibiliser les élèves au respect de l’autorité, ainsi qu’à l’appropriation des règles de vie collective, de droit et de comportement au sein de l’établissement ; identifier des signes précurseurs de tension et constituer un appui pour définir des stratégies de prévention des difficultés ; contribuer à prévenir et gérer les situations de tension grave dès qu’elles se présentent ; intervenir dans la gestion des conflits entre élèves et contribuer à la résolution des situations de violence avérée ».
A première vue on assiste à une hausse sensible des incidents graves. Ainsi on serait passé de 10,5 à 13,6 actes pour 1000 élèves de 2008-2009 à 2011-2012. En lycée professionnel on aurait presque un doublement (de 13 à 20). C’est pire pour les « atteintes à la sécurité » qui tripleraient de 2007-2008 à 2011-2012. |
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