Mercredi 7 novembre, les académiciens Goncourt avaient attribué le Prix Goncourt à Jérôme Ferrari pour Le sermon sur la chute de Rome par 5 voix contre 4 à Patrick Deville. Mardi 13 novembre, les jurys régionaux de lycéens avaient à leur tour dévoilé le nom de leurs cinq finalistes : Gwenaëlle Aubry pour Partages, Joël Dicker pour La vérité sur l’affaire Harry Quebert, Jérôme Ferrari pour Le sermon sur la chute de Rome, Linda Lê pour Lame de fond et Joy Sorman pour Comme une bête. Jeudi 15 novembre, la Fnac de Rennes accueillait pour la deuxième fois la proclamation du prix, sans que quiconque ne manifeste comme l’an passé un étonnement devant ce que certains avaient alors ressenti comme un détournement d’un projet éducatif à des fins trop ouvertement publicitaires…
Cet événement médiatique a le mérite de montrer aux yeux de tous que les lycéens peuvent faire l’événement, en donnant le spectacle, sans doute aujourd’hui paradoxal, de leur passion de lire. Il ne s’agit pas ici d’émettre un jugement de valeur sur le roman primé, mais bien d’apprécier à sa juste valeur le travail mené par les élèves. Parole de lycéen
Théo Herrias est élève en première L au Lycée Claude Fauriel à Saint-Etienne. Il a participé à la sélection du roman lauréat 2012 dans sa classe Goncourt, aux délibérations régionales, puis aux délibérations nationales. Il a été chargé jeudi 15 novembre à Rennes d’annoncer officiellement le nom du vainqueur. Parole d’enseignante
Parole d’Académicien Goncourt
Il leur apporte une motivation, une stimulation formidable, qui ne s’obtient pas simplement par l’enseignement. Il leur apporte un développement du jugement critique, un développement du travail en commun, de la délibération en commun, et outre le goût de la lecture qui en sort renforcée indubitablement, il leur apporte de resserrer des liens avec les enseignants qui s’y impliquent. Parole d’organisatrice
Le bilan, c’est d’abord le palmarès. Je suis très fière globalement du choix des lycéens au cours de ces 25 opérations. Je trouve qu’à chaque fois, ils ont su trouver un livre de valeur. Dans toutes les délibérations, ce sont des arguments solides, des débats contradictoires riches, donc le choix est toujours solide, justifié et de grande qualité.
A Tours, le lycée fait salon… |
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