Des critiques : évaluations précoces, chronophages, inutiles
Si les évaluations n’étaient pas obligatoires, seulement 4% des enseignants les feraient passer à l’identique. 7 enseignants sur 10 estiment qu’elles sont chronophages (passation, saisie) particulièrement pour les professeurs du premier degré. Les difficultés des conditions matérielles comme l’accès à la salle numérique sont également pointées.
Selon l’enquête du syndicat Se-Unsa, les professeurs jugent les évaluations trop précoces dans l’année et inutiles. 1 enseignant sur 2 juge « les évaluations non adaptées au contexte de leur école », plus de 2 enseignants sur 3 estiment qu’elles ne leur apprennent rien sur les élèves. Plus de deux tiers également (70%) des enseignants du Premier degré n’ont pas eu de suivi des évaluations, tout comme dans le second degré où pour 80% des professeurs, les évaluations n’ont pas mené à une mise en œuvre pédagogique particulière. « En 4e, moins de 4 % également se sont appuyés sur les évaluations pour construire des solutions pédagogiques visant à faire progresser les élèves (groupes ou autres). »
Pour des évaluations nationales non obligatoires
Pour les organisations syndicales, les évaluations mettent en difficulté les élèves les plus fragiles. Le Se-Unsa plaide pour des évaluations non obligatoires. « Si le ministère tient tant à ces évaluations, notamment avec une visée chiffrée, une passation sous forme de panel suffirait à la Depp pour proposer un relevé statistique du niveau des élèves » conclut le syndicat.
Djéhanne Gani
