Concernant le brevet des collèges, la question du report de l’épreuve écrite de français du vendredi 26 juin se pose. Une réunion a eu lieu samedi soir avec Edouard Geffray et les syndicats. Des décisions pourraient être prises à ce sujet.
Droit de retrait des enseignant.es ?
La FSU-SNUipp Paris invite même les enseignant-es à évaluer en équipe le risque dans leur école au vu des températures et à exercer leur droit de retrait. Sur celui-ci, Edouard Geffray indique sur France 3 ce dimanche que « le principe vaut quand la sécurité de l’agent est en cause » mais précise que sur les écoles qui accueillent les élèves ces jours de canicule « il y a des mesures préventives qui sont prises, cela signifie que l’on peut accueillir les élèves. »
« Tout se fait au pied levé, en urgence en laissant la main au local », souligne Aurélie Gagnier, co-secrétaire général de la FSU-Snuipp au Café pédagogique. « Les personnels voient les horaires d’écoles changer par voie de communiqué de presse sans savoir vraiment quels sont leurs droits. Il est également impensable de voir certaines cours de récréation être rénovées uniquement avec de l’enrobé. Il faut que la société accélère le pas au sujet du bâti pour le bien des élèves et des personnels », ajoute-t-elle.
Le ministère a écrit aux enseignant.es ce dimanche 21 juin
Les oraux du bac pourront être « reportés de l’après-midi aux matinées des jours suivants s’ils ne peuvent se tenir dans des conditions de sécurité satisfaisantes pour les élèves et les personnels ». Vendredi dernier 5 académies avaient décidé de reporter quelques milliers de candidats.
Reactions des syndicats et de la FCPE
« Faudra-t-il attendre qu’un drame survienne dans les écoles pour que des mesures adaptées soient enfin prises ? », interroge le SNUDI-FO de Mayenne qui demande « qu’une consigne départementale de mise en protection des personnels et des élèves soit prise en urgence. La seule mesure qui s’impose est la fermeture des écoles a minima les après-midis des journées de lundi et mardi ». Idem dans la Haute-Vienne, où l’UNSA 37 demande au Préfet et à l’IA-DASEN « de prendre des mesures de fermeture exceptionnelle des établissements scolaires a minima les après-midis des lundi 22 et mardi 23 juin, journées annoncées comme les plus chaudes ».
La secrétaire générale du SNES-FSU ajoute que « dès septembre, il faut lancer un grand travail sur l’adaptation de l’éducation nationale au réchauffement climatique (examens, organisations des cours etc,). Dans l’urgence pour les prochains jours, il faut cesser de renvoyer au local. Le ministre doit définir un cadre national d’action, avec a minima des décisions harmonisées à l’échelle d’un département ou d’une académie (horaires aménagés etc). Et il faut enfin accélérer sur la rénovation du bâti scolaire avec des choix budgétaires et politiques forts ».
Du côté des parents d’élèves, la FCPE de Paris demande notamment que « les enfants soient formés dès le plus jeune âge aux risques liés aux fortes chaleurs, à l’hydratation, aux comportements de protection et plus largement aux conséquences du changement climatique ».
L’organisation en profite pour tacler les cours Oasis montrées pourtant en modèle du genre depuis quelques années. « Si les cours Oasis constituent une démarche intéressante, elles ne sauraient être la seule réponse. La question centrale demeure celle de l’adaptation globale des bâtiments scolaires : isolation thermique, protections solaires extérieures, ventilation, création de salles refuges, végétalisation, ombrage des cours, rénovation énergétique et thermique des établissements ».
Djéhanne Gani
Le dossier du Café pédagogique sur les fortes chaleurs dans les classes
