Le ministère de l’Education annonce un budget en hausse de 1,2 milliard d’euros par rapport à 2026. Il atteint un peu plus de 64 milliards d’euros, hors contribution aux pensions de l’État. Une hausse annoncée alors que les dépenses publiques sont sous contrainte et que le texte est débattu dans un climat très tendu à l’Assemblée nationale. Il souligne que cette hausse intervient alors que les effectifs scolaires diminuent. Ajoutons dans un contexte d’inflation.
180 000 élèves en moins, 1 588 postes supprimés
A la rentrée 2027, 180 000 élèves de moins sont attendus, après une baisse de 160 000 cette année. Face à cette baisse, 1 588 emplois d’enseignants sont supprimés dans le public et le privé, dont 1 250 dans le public : 414 dans le premier degré et 836 dans le second. Le ministère met en avant un volume bien inférieur aux 9 600 suppressions que la seule évolution démographique aurait permis, afin de conserver le taux d’encadrement actuel.
Des créations d’emploi
Le PLF (projet de loi de finances) 2027 prévoit la création de 1 804 emplois, dont 1 300 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), 209 conseillers principaux d’éducation et 304 postes pour renforcer les personnels médico-sociaux. Il prévoit aussi 3041 ETP pour les lauréats de concours.
Manuels scolaires : aucun crédit pour les nouveaux programmes
Le projet de loi ne prévoit aucun crédit pour renouveler les manuels après les changements de programmes, dans un contexte de baisse des crédits pédagogiques.
BTS et prépas
Le gouvernement a déjà reculé en moins de 24h sur les droits d’inscription pour les étudiants non boursiers : 178 euros par an en BTS et 270 euros en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Cette mesure devait rapporter 300 millions d’euros de recettes.
Interrogé sur cette mesure, le ministre avait indiqué dans un premier temps qu’elle serait soumise au débat parlementaire et qu’il n’avait « pas de problème » avec d’éventuels amendements. Il a finalement retiré cette partie du projet au journal télévisé ce 1er octobre.
Avec l’inflation, la hausse du budget n’est toutefois, qu’un budget préservé. Et le budget prévoit le maintien du gel du point d’indice des fonctionnaires.
Djéhanne Gani
