Face à l’avalanche de mépris pour sa fonction, comment expliquer que les professeurs ne baissent pas les bras, s’interroge Claude Garcia, professeur de SES sur son blog. « La réponse est simple. Il faut compter avec sa conscience professionnelle. Il n’ a pas affaire avec des statistiques ou des problèmes généraux. Il est en contact avec des classes et des élèves, avec lesquels il cherchera à faire un bout de chemin positif. Il est convaincu qu’il peut leur être utile, tout comme il est utile à la société en formant des individus, en les aidant à exploiter leurs capacités, mais aussi utile à la société, en faisant partager des valeurs essentielles de notre république… Le soleil va de plus en obscurcir l’avenir de la terre, la Californie peut se séparer du continent américain, le nucléaire peut se révéler encore plus dangereux qu’on l’imaginait, et la démocratie moins solide qu’on l’espérait, mais inutile d’ajouter du désordre aux maux qui nous guettent; inutile de se laisser gagner par le découragement. Le professeur ne laisse pas s’accumuler la vaisselle dans l’évier, et il a toujours l’espoir d’aider ses élèves à progresser ».
