» Le concept de tâtonnement est central dans la pédagogie d’Élise et Célestin Freinet », rappelle Pierre Gégout dans Education et didactique. « Il signifie que l’apprentissage résulte d’une assimilation progressive de l’environnement par l’organisme. Pour autant, le professeur n’est pas disqualifié. Une erreur didactique et pédagogique consisterait à déduire du tâtonnement que l’élève apprend seul. Or, l’observation attentive des pratiques professorales à l’École Freinet de Vence montre que, même dans les pratiques dans cet établissement directement héritées du couple Freinet, le professeur a un rôle dans l’accompagnement du tâtonnement. Cet article se propose d’en montrer les spécificités à partir d’une étude de cas. On montrera notamment que cette manière de faire suggère l’existence d’un autre temps didactique reposant sur les tâtonnements des élèves ».
