Près de 130 experts ont été invités par le CIEP à participer à ce colloque international sur le bien-être à l’école et l’évaluation des établissements. A coté des importantes délégations chinoise et française, 13 autres nationalités ont suivi les travaux qui ont alterné conférences et ateliers.
Le consensus était sans doute plus facile sur l’évaluation des établissements. Spécialistes français et chinois ont montré à peu près les mêmes préoccupations. « La force de l’évaluation n’est pas dans la qualité des données mais dans la réflexion qu’elle entraîne dans l’établissement sur sa situation », explique Mme Li Lin Yan (ministère chinois de l’éducation). « Les indicateurs ne doivent pas normaliser mais faire prendre conscience », poursuit M Quéré. « »Ils doivent essayer d’embarquer tous les acteurs ». Coté chinois comme coté français on mise sur l’auto évaluation, sur la prise en compte des facteurs locaux. Si l’on est d’accord sur l’importance donnée à la fiabilité des données, c’est aussi pour dire que l’évaluation est relative au milieu qui l’accueille.
Mais à quoi peut bien servir ce second colloque franco chinois tant les pays sont différents ? Pour Michel Quéré, le colloque permet » de s’enrichir de nos préoccupations » sans souci « d’importer ou d’exporter des recettes ». Mais quand Paris et Pékin travaillent ensemble c’est couvent par rapport à un troisième larron. Ce qui rapproche Paris et Pékin dans cet amour de l’évaluation douce c’est peut-être leur opposition affichée au modèle anglo-saxon du pilotage par l’évaluation. |
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