Les organisations syndicales de la Fonction publique (FSU, UNSA, CFE, CGC, Solidaires) ont tenu une conférence de presse mardi 6 mai pour dénoncer la politique budgétaire du gouvernement, qu’elles jugent profondément inquiétante. « Au nom d’une soi-disant économie de guerre, plus de 40 milliards d’euros pourraient être supprimés », alertent-elles, évoquant déjà le gel de 12 milliards d’euros et l’annulation récente de 3,1 milliards par décret.
Au cœur de leurs préoccupations : la menace qui pèse sur les missions publiques, les conditions de travail et les emplois. « Mettre en péril 180 000 postes dans les opérateurs de l’État et les agences serait une casse sociale inacceptable », déclarent les syndicats.
Face à ces orientations, ils exigent un changement de cap : des moyens renforcés pour les services publics, des créations d’emplois, la titularisation des contractuels, une revalorisation salariale, notamment par l’augmentation du point d’indice, ainsi que la suppression du jour de carence en cas d’arrêt maladie.
Les syndicats rappellent que pendant que l’austérité frappe les agents publics, le gouvernement « octroie plusieurs centaines de milliards d’euros sans contrepartie aux entreprises et au titre des niches fiscales et sociales ».
Ils appellent donc l’ensemble des agents à se mobiliser massivement le mardi 13 mai pour défendre leurs droits, leurs conditions de travail et l’avenir de la Fonction publique.
