Depuis la reprise des vacances de printemps, le rectorat de Rennes n’accorde quasiment plus d’heures pour le remplacement des enseignant.es du privé sous contrat en Bretagne. « L’académie est d’ores et déjà au-delà des autorisations de recrutement qui lui sont accordées pour l’enseignement privé », confie le rectorat au journal Ouest-France.
Les chefs d’établissement communiquent désormais aux familles pour justifier de la situation. Ils évoquent une « décision unilatérale du rectorat qui compromet gravement la capacité à organiser les enseignements de manière optimale ». Certaines écoles demandent désormais aux familles de garder leurs enfants chez eux dans la mesure du possible.
Des petites écoles aux lycées, tous les établissements sont impactés. « Les professeurs remplaçants sont arrivés pour prendre leur poste et on a reçu un appel du rectorat. Ils nous ont dit que l’enveloppe des suppléances était restreinte, qu’on ne pourrait pas les embaucher. On a dû renvoyer ces professeurs chez eux », explique ce chef d’établissement à France 3 Bretagne. Les élus locaux s’en mêlent et écrivent à la ministre. C’est le cas du député Paul Molac, ancien professeur d’histoire-géographie.



Le rectorat de Bretagne n’a plus d’argent pour le privé sous contrat
