Dans un communiqué, la rue de Grenelle explique qu’il faut « assurer le bon déroulement des épreuves, notamment les oraux du baccalauréat jusqu’au 2 juillet ».
Pour les épreuves du BAC
- Utiliser, dans la mesure du possible, des salles à l’ombre pour les épreuves ;
- Limiter les entrées de chaleur dans les salles ;
- Vérifier la fonctionnalité ou l’installation de stores et/ou de volets ;
- Fermer les volets et rideaux des façades les plus exposées au soleil durant toute la journée ;
- Maintenir les fenêtres fermées tant que la température extérieure est supérieure à la température intérieure ;
- S’assurer que les candidats disposent d’eau potable et/ou leur permettre de sortir de la salle pour se désaltérer ;
- Porter une vigilance particulière aux personnes et élèves présentant des pathologies respiratoires ou en situation de handicap. En cas de prise de médicaments, vérifier les modalités de conservation et les effets secondaires en sollicitant l’avis d’un médecin.
Pour les écoles
Il faut « adapter l’organisation et l’utilisation des lieux en fonction de l’exposition au soleil afin d’accueillir les élèves dans des espaces préservés de la chaleur. Les activités physiques et les sorties sont réduites ou supprimées aux heures les plus chaudes. Il est rappelé aux parents l’importance d’adapter l’habillement des plus jeunes élèves et de prévoir casquettes et lunettes de soleil ». In fine, alerter les premiers secours en appelant le SAMU (15). Les recommandations sont disponibles ici.
Cette situation est devenue une habitude, soulignait Jadran Svrdlin, professeur des écoles dans le Sud Est dans nos colonnes la semaine dernière. Les enseignant.es ont partagé à la rédaction du Café pédagogique les solutions mises en œuvres pour faire classe malgré la chaleur. « Il m’est arrivé en début d’année dernière de faire travailler les élèves plusieurs jours dans le couloir, plus frais que la classe ou dans le patio de l’école », nous raconte Cécile.
En attendant une potentielle vigilance rouge, des mairies ont pris les devants en Touraine, dans le Vaucluse, dans la Nièvre ou encore en Mayenne. De son côté, la FSU-SNUipp conseille « d’effectuer des relevés de température dans chacune des salles de l’école, de les afficher à l’entrée de l’école, de les transmettre à la Mairie et à l’IEN et, au-delà de 33°C, et encourage à remplir massivement une fiche du registre de santé et sécurité au travail (RSST) qui se trouve dans toutes les loges des écoles ». Lire ici
La FCPE demande « la réalisation par des experts d’un cahier des charges adapté à chaque territoire pour rénover et construire le bâti scolaire. Ce cahier détaillera les quatre critères nationaux attendus dans un établissement sain et adapté aux évolutions climatiques. Des normes précises sont indispensables : le nombre de m2 moyens par élève dans une salle de classe, l’étiquette-énergie de chaque bâtiment de A à G, et la qualité de l’air. D’ores et déjà, ces quatre indicateurs peuvent être affichés devant chaque établissement scolaire pour que tout le monde puisse apprécier le chemin restant à parcourir ».
La rédaction du Café pédagogique souhaite un bon courage aux équipes pédagogiques et aux élèves pour ces dernières journées de l’année scolaire.
Faire la classe malgré la chaleur : la canicule vs le bâti scolaire
