« Le ministère de l’Éducation nationale réussit l’exploit d’écarter tout débat en SES », alerte l’APSES (association de professeurs de sciences économiques et sociales). Dans un communiqué du 17 novembre, l’association pointe le référentiel des formations et cite : « l’enseignement [des SES] repose essentiellement sur l’étude des fondamentaux […] ; son objet n’est pas la présentation de débats, qu’ils soient de société ou théoriques, ni la participation des élèves à ce type de débats qui sont souvent réducteurs et facteurs de relativisme. »
« Depuis la réforme Blanquer du lycée, l’enseignement des SES s’est rétréci à la présentation de notions et mécanismes, sans lien apparent avec des questions qui se posent dans le débat public. Désormais, l’objectif du ministère est à la fois limpide et terrifiant : empêcher d’aborder avec les élèves les débats éclairés par nos disciplines. Pas de débat sur les politiques à mener face à la dégradation du vivant, ou face aux inégalités sociales ? Pas de débat sur les effets du protectionnisme et du libre-échange, ni sur les effets des innovations sur l’emploi ? », lance l’association qui exige le retrait de ce référentiel de formation et sa réécriture complète.
