Des millions de participant·es
Apparu au Royaume-Uni en 2013, le mouvement rassemble désormais des millions de participant·es à travers le monde. En France, s’il ne dispose pas du soutien de l’état (pour l’instant ?), il prend néanmoins de plus en plus d’ampleur (4.5 millions de personnes en 2024), et pour sa septième édition repose sur plus de 60 organismes de la société civile et collectivités : associations, sociétés savantes, villes, mutuelles et services hospitaliers. Et ça marche ! En 2024, plus de la moitié des participant·es à l’opération en France déclaraient, 3 mois plus tard, éprouver moins de difficultés à refuser un verre d’alcool et avoir continué à réduire leur consommation.
Les jeunes en première ligne
Mais c’est aussi aux jeunes, particulièrement vulnérables aux injonctions sociales liées à la consommation d’alcool, que ce défi veut parler. Pour beaucoup d’adolescent·es, la première « cuite » est un rite de passage incontournable, elle est associée à l’émancipation et à la liberté, à la fête et à la coolitude, et semble sans danger. Mais le plus souvent d’autres la suivront, sous des formes plus violentes et aux conséquences de moins en moins festives. Ainsi en 2022 près de 40% des jeunes de 17 ans, et 15 % des élèves de 4e et 3e, déclaraient avoir connu un épisode d’alcoolisation massive ponctuelle, appelé aussi binge-drinking. Les chiffres sont là …
Pour aborder le sujet en classe
Le « Dry January », c’est peut-être donc aussi l’occasion de parler de ce sujet souvent tabou avec les élèves, afin, peut-on lire sur le site Santé PSY jeunes, de les aider à « remettre en question des normes sociales liées à la boisson », à « ouvrir le débat sur la santé mentale et la gestion du stress sans alcool », enfin à « encourager des alternatives sociales plus inclusives et sobres ». Car si l’alcool a des effets cool, il a aussi des effets pas cool du tout, ainsi que l’explique Camille Emmanuelle dans son petit ouvrage Alcool avons-nous un problème ? publié dans la collection ALT destinée aux 15-25 ans, précieux outil pour engager le dialogue avec des classes.
Le Dry January, c’est maintenant !
Claire Berest
Santé PSY Jeunes : « Dry January : arrêter l’alcool un mois, pourquoi et comment ».
