Il faut dire que la énième mouture du DNB laisse davantage de place aux épreuves écrites dont les coefficient ont aussi été revus. « Leur dire la vérité va leur permettre de prendre conscience des efforts à fournir en seconde », lance le ministre. Tant de mensonges depuis la maternelle ?
Place à l’excellence
Après avoir préparé les esprits (du grand public) de cette chute probable du taux de réussite, Edouard Geffray annonce un concours général des collèges. « Les établissements pourront inscrire jusqu’à 10 % de leurs élèves – en respectant une parité filles-garçons – dans cinq matières : français, mathématiques, histoire-géographie, arts et numérique-codage. Chaque participant ne pourra candidater que dans une seule discipline. Les candidats pourront s’inscrire au concours dès l’automne pour passer les épreuves en janvier et février. Le but est de créer une émulation dans les collèges et de valoriser différentes formes d’excellence ».
Pour le BAC 2026, le ministre évoque aussi la crédibilité du diplôme. « Ce n’est pas le niveau d’exigence du bac qui pose problème, mais certaines de ses modalités de délivrance. Il faut s’assurer que sa valeur soit pleinement crédible », livre-t-il dans son interview. Il sera plus difficile pour les candidat d’obtenir des points supplémentaires. « L’objectif n’est pas de sauver une copie, mais d’attester d’un niveau requis pour l’examen ».
Il faut dire que cette annonce tombe à pic, le jour où les tableaux comparatifs des collèges et des lycées fleurissent dans les médias ce vendredi 3 avril. Une comparaison qui évolue d’ailleurs, selon les médias, qui s’intéressent désormais davantage à des « indicateurs de valeur ajoutée ». Tout un programme !
Finalement il semble déjà loin le temps où la rue de Grenelle se félicitait d’avoir une augmentation des taux de réussite de l’année n+1.
