Une baisse anticipée et annoncée
Dans la note de service du 26 mars 2026, le ministère affirme que « la qualité du service public de l’éducation se mesure notamment à la réussite des élèves et à la reconnaissance des diplômes qu’il délivre ». Dans cette logique, des « évolutions significatives » ont été décidées pour rendre le brevet plus exigeant. Une baisse d’environ 10 % du taux de réussite a d’ores et déjà été anticipée et annoncée par le ministre.
Un contrôle continu recentré sur la classe de troisième
La première évolution majeure concerne le contrôle continu, qui comptera pour 40 % de la note finale. Il repose désormais sur la moyenne des moyennes annuelles obtenues en classe de troisième, dans l’ensemble des disciplines obligatoires. Cette modification marque un recul de la logique du cycle 4 et de l’évaluation par compétences. « Par des activités écrites ou orales, individuelles ou collectives, les professeurs évaluent en attribuant une note de 0 à 20 » désormais, les enseignants attribuent des notes de 0 à 20, et le conseil de classe valide les moyennes trimestrielles, semestrielles et annuelles.
Des épreuves finales renforcées
Les épreuves terminales représenteront 60 % de la note finale. Chaque discipline est affectée d’un coefficient 2, plaçant toutes les matières sur un pied d’égalité formelle. En mathématiques, la nouveauté porte sur les automatismes réalisés sans calculatrice et comptant pour 6 points sur 20. « Les élèves réalisent cette partie sans calculatrice. Elle évalue la maîtrise des automatismes au cycle 4 ». Par ailleurs, les notes d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique seront désormais distinctes.
Mentions et exigences accrues
Les seuils de mentions restent inchangés : 12/20 pour la mention « assez bien », 14/20 pour « bien » et 16/20 pour « très bien ». Une mention « très bien avec félicitations du jury » est introduite pour les élèves obtenant au moins 18/20.
Le ministère insiste également sur la qualité rédactionnelle. Une copie jugée peu lisible ou comportant trop de fautes pourra pénaliser fortement le candidat, quelle que soit la discipline : « Une copie qui n’est pas écrite de manière intelligible, c’est-à-dire avec trop de fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe, peut empêcher d’obtenir la moyenne ». La rue de Grenelle reste floue sur le nombre de fautes acceptées dans les copies.
Les épreuves écrites du brevet se tiendront les 26, 29 et 30 juin 2026 pour la session normale, et les 10 et 11 septembre 2026 pour la session de remplacement.
Djéhanne Gani
