Article publié dans le cadre d’un partenariat
De l’apprentissage du geste graphique au CP à la rédaction dans toutes les disciplines jusqu’en 3e, l’écriture manuscrite accompagne toute la scolarité. Avec son édition 2027, La Semaine de l’écriture propose aux enseignants une action simple à mettre en place, peu chronophage mais porteuse de sens : faire écrire les élèves autour d’un thème commun, le respect, grâce à des ressources pédagogiques gratuites et à un grand concours national d’écriture manuscrite.
L’écriture manuscrite, un outil d’apprentissage d’aujourd’hui
Écrire à la main est au cœur des apprentissages dès les premières années de l’école élémentaire. Puis, au fil de la scolarité, l’écriture devient un outil quotidien : pour raconter, expliquer, argumenter, raisonner, mémoriser, prendre des notes ou simplement organiser sa pensée. Défendre sa place à l’école ne relève donc pas de la nostalgie. Les travaux de recherche continuent d’explorer ce que le geste manuscrit apporte aux apprentissages. Une étude publiée en 2024 a notamment mis en évidence, chez de jeunes adultes, une connectivité cérébrale plus étendue lors de l’écriture manuscrite que lors de la frappe au clavier.
L’enjeu n’est pas non plus d’opposer papier et numérique. Les élèves auront besoin des deux. Il s’agit plutôt de préserver une pratique qui mobilise à la fois le geste, la perception, le langage et l’attention et qui constitue toujours un outil essentiel pour apprendre.
Faire écrire à la main en 2027 n’est donc pas défendre l’école d’hier. C’est donner aux élèves de demain tous les outils pour penser, apprendre et s’exprimer.
Un thème pour écrire, réfléchir et échanger
Depuis treize ans, l’association La Semaine de l’écriture défend cette pratique en proposant chaque année aux enfants et aux adolescents de prendre le stylo. En 2026, près de 12 000 écrits ont ainsi été recueillis.
Pour l’année scolaire 2026-2027, l’association a choisi un thème particulièrement propice au travail en classe : le respect. Respect de soi, respect des autres, des différences, de la parole, du consentement, de l’environnement ou des règles communes : derrière ce mot apparemment simple se cachent de nombreuses situations que les élèves rencontrent quotidiennement.
Il offre aussi une entrée naturelle pour travailler certaines compétences psychosociales : exprimer une pensée ou une émotion, écouter et comprendre le point de vue d’autrui, développer l’empathie, réfléchir à ses relations avec les autres ou exercer son esprit critique.
L’objectif n’est pas de demander aux élèves une définition scolaire du respect. Il s’agit au contraire de les inviter à s’interroger : qu’est-ce que le respect signifie pour moi ? Quand est-ce que je me sens respecté ? Comment puis-je respecter l’autre ? Et surtout, comment mettre cette réflexion en mots ?
Une action simple à intégrer dans la classe
L’ambition de La Semaine de l’écriture ne se limite pas à organiser un concours. L’association souhaite proposer aux enseignants des articles et ressources pédagogiques gratuits pour faire vivre l’écriture manuscrite tout au long de l’année : idées de situations d’écriture courtes, pistes pour faire écrire régulièrement les élèves, activités autour du geste manuscrit, de l’expression personnelle ou du thème du respect.
Il ne s’agit pas d’ajouter une nouvelle séquence à des programmes déjà chargés.
L’idée est au contraire de s’appuyer sur ce que les enseignants font déjà pour donner à l’écriture une intention différente et surtout une véritable destination.
Car on n’écrit pas tout à fait de la même manière (ni avec la même motivation) lorsque l’on sait que son texte sera lu par d’autres que par « le prof ».
Un grand concours national du CP à la 3e
Le concours constitue ainsi l’un des temps forts de la démarche et l’on peut s’inscrire dès aujourd’hui : https://www.semainedelecriture.fr/le-concours-2/
- Gratuit et individuel, il est ouvert du CP à la 3e. Les élèves de CP, CE1 et CE2 écriront une phrase ; ceux de CM1, CM2 et 6e un court récit ; les élèves de 5e, 4e et 3e une lettre. Une catégorie spécifique est également ouverte aux élèves scolarisés en ULIS et en SEGPA, avec une forme et une longueur libres.
- Les enseignants peuvent inscrire leurs élèves et transmettre leurs productions, tout comme les parents, éducateurs, animateurs ou bibliothécaires. Chaque enfant concourt individuellement.
- Les écrits devront être entièrement manuscrits et déposés sur la plateforme du concours avant le 30 janvier 2027. Ils pourront également être envoyés par courrier.
- Les textes déposés en ligne apparaîtront sur une carte de France interactive, dans la région de résidence de leur auteur. Le public pourra ainsi découvrir les productions venues de toute la France et voter pour son texte préféré.
- Dans chacune des quatre catégories, les dix premiers seront récompensés. Les trois premiers recevront respectivement 150 €, 100 € et 50 € en cartes cadeaux, ainsi que des produits d’écriture, de coloriage et des fournitures scolaires. Un Prix du public sera également décerné.
Mais au-delà des récompenses, l’essentiel est peut-être ailleurs : offrir à des milliers d’enfants et d’adolescents une occasion de s’arrêter quelques instants, de réfléchir, de prendre un stylo et de découvrir que ce qu’ils ont à écrire mérite d’être lu.
La Semaine de l’écriture est une association loi 1901 et son action est soutenue par l’UFIPA (Union Filière Papetière) et ses adhérents.
