Quand l’école va mal, la baguette magique de « l’innovation pédagogique » a le vent en poupe. Par les temps qui courent, inutile de dire que cette expression est en vogue. La classe inversée, la pédagogie 3.0, le numérique, la classe virtuelle, la formation à distance, le travail collaboratif, la gamification, l’apprentissage par problèmes (APP), la classe flexible. L’innovation pédagogique, pour que rien ne change à l’école. Rien qui nous tienne à cœur, rien qui ne puisse faire changer l’école pour plus d’égalité.
L’innovation est contrerévolutionnaire. Mais nous, nous qui voulons que l’école change pour plus d’égalité, comment faisons-nous pour ne pas innover, pour inventer des pratiques porteuses de changement ? Et quand les élèves inventent, comment accueillir ? L’improvisation crée-t-elle des opportunités de faire autrement ? Comment se donne-t-on les moyens et le droit d’inventer ? Oser inventer, c’est risquer que ça ne marche pas. On tâtonne. On galère. Et le plus souvent on n’en parle pas trop.
Ce dossier est sorti d’un week-end d’écriture organisé par la revue TRACeS. Nous avons pris le temps ensemble d’échanger et d’écrire sur nos « inventions ». C’était pour nous tous une véritable aubaine, un moment formateur. Alors on partage.
Et dans nos écoles, on recommence.
Dans ce numéro de Traces, un supplément encarté : En lutte !
Sur le site de ChanGement pour l’égalité
