« Le droit à l’éducation ne se négocie pas », insiste Audrey Azoulay, la Directrice générale Dans une déclaration officielle, elle dénonce une régression massive des droits éducatifs, qualifiant la situation de « sacrifice d’une génération entière ». Elle appelle la communauté internationale à maintenir la pression diplomatique pour obtenir la réouverture immédiate et inconditionnelle des établissements scolaires pour les filles.
Malgré les restrictions, l’UNESCO soutient des alternatives éducatives dans plus de 2600 villages, touchant 57 000 jeunes, principalement des filles, et finance des médias éducatifs atteignant une audience estimée à 17 millions de personnes. Mais ces efforts restent insuffisants face à l’exclusion systématique des femmes de l’éducation formelle.
L’UNESCO souligne la décision rétrograde et la régression : « Entre 2001 et 2021, grâce à l’action de la communauté internationale coordonnée par l’UNESCO, le nombre d’élèves a décuplé en Afghanistan. Alors qu’il n’y avait quasiment aucune fille à l’école en 2001, en deux décennies, le taux de scolarisation des filles en âge de fréquenter l’école primaire est passé à plus de 80%. Le taux d’alphabétisation des femmes a lui presque doublé, passant de 17 à près de 30 %, toutes classes d’âge confondues ».
