Quatre ans après son adoption, la loi Molac (2021), qui reconnaît la valeur patrimoniale des langues régionales et promeut leur transmission, montre des résultats mitigés.
Selon un rapport sénatorial publié le 5 octobre 2025, les effectifs d’élèves suivant un enseignement en langue régionale ont progressé de 47 % dans le primaire, atteignant 107 000 enfants à la rentrée 2023. Mais cette hausse reste insuffisante face à la baisse continue du nombre de locuteurs.
Le Sénat juge donc leur avenir incertain : 60 % des locuteurs ont plus de 60 ans, la transmission familiale a quasiment disparu. Le maintien de ces langues dépend désormais de l’enseignement.
Le rapport pointe plusieurs difficultés : abandon massif au secondaire, manque d’enseignants qualifiés, disparités territoriales et incertitudes financières pour les écoles immersives après la censure partielle du Conseil constitutionnel.
Les sénateurs appellent à une politique publique nationale plus ambitieuse, fondée sur le renforcement des filières bilingues dans le public et la sécurisation du financement des structures immersives privées.
