« Cet enseignement contribue à la formation civique et morale des élèves et à la compréhension des enjeux contemporains de défense, de sécurité et de résilience nationale. Il peut associer des intervenants issus des réserves opérationnelles ou citoyennes, dans les conditions définies par le ministre chargé de l’éducation nationale et le ministre des armées. Les programmes et les modalités de cet enseignement sont fixés par arrêté conjoint du ministre chargé de l’éducation nationale et du ministre des armées. »
Le député Christophe Blanchet appuie : « il nous faut un « passage à l’échelle » de cet enseignement, à travers la création d’un cours structuré et obligatoire de défense globale, intégré à l’emploi du temps scolaire et articulé avec le parcours de citoyenneté (enseignement, recensement, journée défense et citoyenneté) ».
« L’enseignement à la défense nationale, ce n’est pas dire aux jeunes : ‘on vous prépare à faire la guerre’, c’est créer une cohésion nationale derrière nos militaires pour les soutenir en cas de guerre », précise Christophe Blanchet sur LCP. Ouf alors !
Le député donne en exemple la Finlande et l’Estonie :
« En Finlande, les lycéens suivent un cours obligatoire intitulé « La Finlande dans un monde qui change », décliné tout au long de l’année en 38 séances de 45 minutes. Ce cours aborde la politique de défense et de sécurité finlandaises, la question des stocks stratégiques, la gestion civile des crises et les enjeux géopolitiques, dans une approche civique et non militarisée ».
« En Estonie, les lycéens bénéficient d’un cours obligatoire relatif à la défense nationale, structuré en 35 séances de 35 minutes. Dans le lycée franco estonien visité par la mission, cet enseignement est assuré par un ancien civil du ministère de la Défense et un réserviste opérationnel, ancien lieutenant dans les forces armées estoniennes. En fin d’année, les élèves peuvent participer lors d’un week-end à un camp d’initiation à la vie militaire sur la base du volontariat. Et c’est ainsi que grâce à la pédagogie inculquée depuis le plus jeune âge, jusqu’à ce module-là, ce sont 90 % d’une classe d’âge qui souhaitent participer à ce week-end‑là ».
