Un foisonnant florilège d’une centaine de films projetés s’offre à vous, des longs métrages en compétition, des avant-premières, des coups de cœur, des films du passé, des documentaires, des court-métrages, des rendez-vous avec de jeunes talents… Une manifestation dynamisée par de nombreuses initiatives : rencontres avec des cinéastes, des actrices et acteurs et des professionnels de la filière économique du cinéma français, hommages, tables-rondes, classes de maîtres. Le festival connaît son point d’orgue avec la remise des prix, les Valois, par les Jurés sous la présidence cette année du comédien, scénariste et réalisateur Franck Dubosc, et par le Jury étudiant présidé par l’actrice franco- norvégienne Sara Mortensen, et le public, à l’occasion de la cérémonie de clôture.
Programmation ouverte et exigeante, prix pleins de promesses
Voici tout d’abord les films en compétition : « Den’Imana » de Marie-Clémentine Dusabejambo, « Ce qui nous mène à toi » de Khalil Cherti, « Congo Boy » de Rafik Fariala , « Les Filles d’Abraham » de Hanaël el Yousfi, « La Frappe » de Julien Gaspard-Oliveri, « Les Princes » de Antoine Giorgini, « Rédemptions » de Luc Picard, « Sanguine » de Marion Le Corrollec, « Si tu penses bien » de Géraldine Nakache , « Voilà, c’est fini » de Gustave Kerven.
Pour mémoire, le FFA ne s’est pas privé de récompenser depuis sa naissance des films de ‘débutants’ prometteurs, comme « Intouchables », « La guerre est déclarée », « Vingt Dieux », « En Fanfare » ou « « Les Enfants vont bien », Valois de diamant en 2025.
Outre un hommage au cinéma du Cambodge, complété par un ‘Débat au Tribunal (ouvert à tous) avec juristes, anthropologue, et présence du cinéaste Rithy Panh autour du thème ‘Cambodge : du génocide à la construction démocratique’, le festival célèbre avec ferveur la carrière exceptionnelle d’une grande actrice, récemment disparue, Nathalie Baye.
Inaugurée en juillet dernier, une place porte désormais son nom à Angoulême. Et un choix original de films et de documents nous permet de mesurer l’étendue de son talent et sa grâce, toute personnelle, à la fois discrète et passionnée, à travers des créations, – de Caroline Hupper à Nicolas Maury en passant par Nicole Garcia ou Steven Spielberg – moins convoquées que les fictions couramment médiatisées : « Madame Sourdis », « Un week-end sur deux », « Mensonge », « Si je t’aime, prends garde à toi », « Une liaison pornographique », « Contrariétés », Arrête-moi si tu peux », « La Californie », « Mon fils à moi », « Garçon chiffon ».
Rencontres remarquables
A noter aussi plusieurs événements remarquables, les « Classes de maîtres » : la présence de KMBO, distributeur singulier dans le cinéma français, occasion d’un échange avec son responsable sur le métier et le rôle de la distribution dans la filière économique et dans l’exposition de certains films ; une conversation avec Franck Dubosc et une autre, croisée, réunissant les actrices Charlotte Gainsbourg et Cécile de France. A signaler encore comme un temps fort, une table-ronde, qui concerne au premier chef l’avenir du financement du cinéma en France, intitulée ‘l’exception culturelle, une invention française’.
Et, pour finir, la révélation des deux palmarès et la projection en avant-première de « Dix pour cent », la comédie d’Emilie Noblet. Un film, présenté comme une suite de la célèbre série TV, qui sera visible directement sur Netflix le 10 septembre prochain sans passer par les salles de cinéma… Tout un programme.
Samra Bonvoisin
Festival du Film Francophone d’Angoulême jusqu’au 29 août 2026
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