Pendant que les discussions sur la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) débutent, la FSU réclame un financement annuel de 3 milliards d’euros jusqu’en 2032. Elle estime que les 1,5 milliard annoncés correspondent à des moyens déjà consacrés à la lutte contre ces violences.
« Dans la Fonction publique, les défaillances sont massives. Les documents uniques d’évaluation des risques professionnels (DUERP) sont trop souvent inexistants ou non actualisés. Les dispositifs de signalement restent hétérogènes, inopérants, sans contrôle ni sanction. Les enquêtes administratives sont menées sans garantie d’impartialité », écrit le syndicat dans un communiqué du 21 septembre 2026.
La FSU demande davantage de garanties pour protéger les victimes dès le premier signalement. Elle veut mieux intégrer les violences intrafamiliales dans les politiques de prévention au travail.
Elle réclame davantage de formation et de moyens pour les personnels et les référents chargés des VSS. Concernant les mineurs, la FSU critique le questionnaire VSS prévu par le ministère de l’Éducation nationale, jugé insuffisant et mal conçu. « Le contenu et les modalités de traitement des réponses ne répondent aucunement aux enjeux. De plus, l’existence de ce questionnaire tel qu’il est conçu par le ministère de l’Éducation nationale interroge et percute l’entretien annuel prévu à l’article 30 de la proposition de loi sur lequel le ministre reste bien silencieux ».
