Dans un communiqué publié le 28 septembre, le SNES-FSU, le SNEP-FSU et le SNUEP-FSU apportent leur soutien à ces mobilisations. Les trois syndicats dénoncent également des « interventions violentes » de la police devant plusieurs établissements, qui auraient fait des blessés et conduit certains élèves en garde à vue. Ils condamnent plus largement toutes les violences visant élèves comme personnels.
La fronde s’est déplacée aussi sur le terrain politique. Le premier ministre Sébastien Lecornu écrit « Tirs de mortiers, incendies, violences aux abords des lycées : rien ne justifie de mettre en danger des élèves, des personnels ou des policiers. (…) Tout mon soutien aux équipes éducatives et aux forces de l’ordre mobilisées. L’école de la République n’est pas un terrain de jeu partisan. Chaque élève doit pouvoir y étudier en sécurité ». Jean-Luc Mélenchon, leader de la France insoumise, en appelle aux parents, aux élus et aux militants pour s’interposer entre lycéens et policiers.
De son côté, le ministre Edouard Geffray multiplie les interventions médiatiques (RMC, BFM, France inter). « Nous sommes face à des violences urbaines qui court-circuitent la démocratie scolaire. Les revendications des lycéens doivent être entendues dans un cadre serein, propice au dialogue. Il existe des instances pour cela. J’ai donc demandé que les conseils de la vie lycéenne se réunissent d’ici la fin de la semaine dans les établissements touchés par des perturbations, afin de recueillir les demandes des élèves et d’y apporter des réponses ».
Sur les images qui circulent sur les réseaux sociaux, la violence devant les lycées est très forte. La CGT entend soutenir le mouvement. « Les personnels de l’Éducation nationale ont un rôle essentiel à jouer. Face aux pressions et aux tentatives d’intimidation, ils doivent pouvoir accompagner leurs élèves, garantir leurs libertés et faire vivre la démocratie au sein des établissements. La mobilisation des jeunes doit être entendue, pas étouffée ».
Le syndicat Sud éducation Solidaires regrette que « l’institution leur oppose une répression violente. En effet, en plusieurs endroits, les mobilisations ont été réprimées par la police en armes qui a procédé à des tirs de gaz lacrymogène, est intervenue avec une grande brutalité, a pratiqué plus d’une trentaine d’interpellations. À ces violences policières, s’ajoutent les sanctions disciplinaires prises par les directions des établissements pour faire taire toute contestation et mettre les élèves au pas ». Lycéens et personnels d’établissement ont été blessés hier.
À quelques jours de la présentation du budget 2027, les syndicats réclament enfin un investissement massif dans l’École publique.
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