« Les bons élèves sont dans une dynamique positive et dans un contexte où on attribue la réussite au mérite, ils vont penser qu’ils méritent leur position. Plus tard ils vont accéder aux postes de pouvoir et seront persuadés qu’ils sont à leur place. Cela crée ce que l’on observe dans la plupart des pays européens, une classe de « sachants » qui a le pouvoir et se sent compétente dans tous les domaines. Les « perdants » ressentent de l’injustice, se sentent méprisés, une distance se crée », explique Marie Duru-Bellat dans le numéro spécial des 20 ans de l’Université d’automne du Snuipp. » Il y a de fait un séparatisme scolaire. L’école ne fonctionne pas de la même manière selon les zones. Les élèves sont socialisés de manière différente. Le socle commun lui-même n’est pas maitrisé par une frange importante d’élèves. Ce séparatisme scolaire recouvre un séparatisme social et culturel, et prépare malheureusement un séparatisme politique et démocratique ».
