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Selon l’AFP, l’association Agir contre les discriminations dénonce les ségrégations ethniques à l’école. Selon la secrétaire de l’association, « certaines classes comptent 80% d’arabes ou de noirs, parce que si on mélange tous les élèves, une certaine catégorie de familles va retirer ses enfants pour les mettre dans le privé ». Une situation choquante qui a été révélée par une étude du sociologue Georges Felouzis. Dans un entretien accordé au Café, en avril 2004, il précise :  » On ne peut pas parler de xénophobie ou de racisme. Mais on observe en effet de la ségrégation au collège et certaines origines en sont plus victimes que d’autres : c’est plus net pour les personnes originaires du Maghreb, d’Afrique noire ou de Turquie. Peut-on parler de discrimination ? Oui et non. Oui car cela crée une situation sociale qui produit une identification de l’individu sur une base ethnique qu’il soit allochtone ou autochtone… Mais ce n’est pas le fruit du racisme. C’est diffus : la cause principale en est la ségrégation urbaine ».
Dépêche AFP
Rappel : article de G. Felouzis